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Le Problème des Orphelins du SIDA
Les Futurs Coûts Cachés des Orphelins du SIDA
| Coûts en Vies Humaines : La Pandémie de SIDA a tué maintenant un nombre estimé à 15 millions d’hommes, de femmes et d’enfants. De plus, 30 millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont en train de mourir de la maladie selon les estimations. En Afrique du Sud, l’épicentre de la Pandémie de SIDA, près de 7 millions de femmes et d’hommes âgés de 15 à 49 ans et attendant un enfant sont contaminés. La plupart des bébés nés de mères contaminées par le SIDA deviennent des bébés contaminés par le SIDA dès le moment de leur naissance. Une grande partie des 1.100.000 orphelins d’Afrique du Sud sont en train de mourir de la maladie-même qui a tué leurs parents. La Pandémie de SIDA continue son escalade. Chaque mois, plus de 250.000 hommes, femmes et enfants meurent du SIDA. On s’attend à ce que plus de 3 millions d’entre eux meurent du SIDA cette année. Quand les deux parents meurent, l’enfant le plus âgé se retrouve à la tête de la famille. L’espérance de vie d’un bébé contaminé par le SIDA est de moins de huit ans. Ainsi, quand le plus âgé meurt, l’enfant suivant devient chef de famille. Il n’est pas rare de voir des enfants de 8 et 9 ans se retrouver chef de famille. Imaginez-vous être âgé de 8 ou 9 ans et mourant du SIDA vous-même, pourtant vous ne pouvez pas vous reposer parce que vous êtes responsable de procurer la nourriture, les vêtements et un abri à 3 ou 4 frères et sœurs plus jeunes. Les bébés, les tout-petits et les enfants mourant lentement du SIDA souffrent aussi de conditions de vie horribles. Un enfant de 8 ou 9 ans ne peut pas assumer beaucoup, aussi de nombreux jeunes orphelins du SIDA vivent dans des baraques en tôle, sans eau courante, ni plancher ni électricité. Il y a peu de nourriture pour les orphelins du SIDA et beaucoup d’entre eux n’ont même pas de chaussures à porter, ni de couverture pour se réchauffer pendant les nuits d’hiver. Beaucoup d’orphelins du SIDA n’ont pas la possibilité de recevoir les énergies de l’Amour, mais ils conna”tront les énergies de la colère. Etudes de l’Impact financier par l’OMS et la Banque Mondiale : Un rapport coûteux et très fouillé fait par la Commission de Macroéconomie et l’OMS (OMS, 2001) est arrivé à une conclusion évidente : « Les maladies largement répandues sont une redoutable barrière à la croissance économique ». Des études entreprises par la Banque Mondiale ont découvert que le produit national brut de l’Afrique du Sud est actuellement de 10 % inférieur à ce qu’il aurait été dans un scénario « sans SIDA ». A peu près 50% de ce déclin est attribué à des changements soudains dans le budget actuel du gouvernement pour les dépenses de santé, augmentant par là les déficits du budget et réduisant les investissements. L’autre moitié est due à une plus lente croissance de la productivité directement attribuable à la maladie du SIDA. La plupart des estimations des coûts macroéconomiques du SIDA, telles que mesurés par la réduction du taux de croissance du PNB, sont modestes mais peu d’estimations étudient véritablement les effets à long terme. En tuant surtout de jeunes adultes, le SIDA affaiblit aussi sérieusement la contribution aux impôts et, ainsi, réduit les ressources disponibles pour satisfaire les exigences de dépense publique, y compris celles qui visent à l’accumulation du capital humain, comme l’éducation et les services de santé non reliés au SIDA. Ainsi, pour tous les niveaux donnés d’efforts fiscaux, les effets de la maladie sur la croissance économique sont, sur le long terme, intensifiés a travers ce canal. Le résultat est que les finances du gouvernement vont se trouver sous une pression toujours plus forte. Une croissance plus lente de l’économie signifie une croissance plus lente de la contribution, un effet qui sera renforcé s’il y a des dépenses croissantes pour le traitement des malades et le soutien des orphelins. Le capital humain peut être défini comme le stock entier de connaissances et de qualifications (générales et spécifiques) présentes dans la population. L’accumulation de capital humain est la force qui génère la croissance économique sur le très long terme. Quand l’économie est étudiée par rapport à la manière dont elle fonctionne en relation avec la transmission des connaissances et des qualifications d’une génération à l’autre, alors il est presque certain que les coûts économiques à long terme du SIDA sont beaucoup plus élevés que prévus. Le SIDA fait plus que de détruire le capital humain incarné dans ses victimes ; il prive aussi leurs enfants des choses-mêmes dont ils ont besoin pour devenir des adultes productifs pour l’économie - les soins aimants de leurs parents, le savoir et la capacité de financer leur éducation. Quand les enfants des victimes du SIDA deviennent des adultes avec peu d’éducation et un savoir limité reçu de leurs parents, ils sont à leur tour moins capables d’élever leurs propres enfants et d’investir dans leur éducation. Un cercle vicieux s’ensuit. Cet affaiblissement des moyens grâce auxquels le capital humain est transmis et accumulé à travers les générations devient apparent seulement après une longue période et il est progressivement cumulatif dans ses effets. Si rien n’est fait, ceci conduit à une instabilité économique certaine.
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